Jeudi Septembre 21 , 2017
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Biographie de 3ataa' Ibnou abii RabaaH

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Afin de profiter de la conduite des savants et des vertueux qui nous ont précédé, nous diffuserons durant ce mois de RamaDaan deux biographies par semaine de ces hommes illustres qui ont marqué l'histoire de la communauté musulmane.
Nous espérons tirer profit de leurs conduites et que leur comportement soit un modèle pour nous.


3ataa’Ibnou abii RabaaH
Le savant ascète


En l’an 97 de l’Hégire, les pèlerins sont arrivés, certains à pieds, d’autres sur des montures, certains étaient vieux, d’autres plus jeunes, hommes et femmes. Parmi eux, il y avait des gens de différentes origines et de différentes contrées.
Parmi les pèlerins se trouvait, soulaymaan, le fils de 3abdou l Malik, le septième des Califes des Omeyyades. Soulaymaan faisait des tours autour de la Ka3bah, il avait la tête dévoilée, il était pieds nus, il n’avait qu’une cape sur ses épaules et un pagne autour de la taille.

Il était ainsi comme tous ceux qu’il gouvernait et derrière lui, il y avait ses deux fils qui étaient deux jeunes garçons. Dès qu’il a fini ses tours autour de la Ka3bah, il est parti auprès d’un homme, de ceux qui étaient à son service et lui a dit : « Où est votre ami ? ». Il lui a répondu : « Il est là-bas en train de faire la prière ». Il s’est dirigé vers l’endroit indiqué avec ses deux fils, là où avait pris place 3ataa’ Ibnou abii RabaaH, le successeur des compagnons, le taabi3iyy honorable, que Allaah l’agrée.

Mais les aides du Calife et ceux qui étaient à son service voulaient lui dégager le chemin et repousser de lui la foule. Il les a empêchés de procéder de la sorte. Il leur a dit : « Ceci est une assemblée dans laquelle les rois et les sujets sont équivalents et personne ne dépasse quelqu’un d’autre si ce n’est par l’acceptation et la piété. Et combien de ceux qui peuvent avoir leurs cheveux qui ne sont pas peignés et qui ont de la poussière sur eux et qui invoquent Allaah et que Allaah exauce, chose qu’Il n’accorde pas à des rois ».

Ensuite soulaymaan s’est dirigé vers 3ataa’, que Allaah l’agréé, et il l’a retrouvé encore en train de faire sa prière. Il a pris place là où il a trouvé une place et il a fait asseoir avec lui ses deux fils. Lorsque l’imam a terminé sa prière et qu’il a tourné sa tête dans la direction dans laquelle était le Calife, il lui a passé le salam et l’imam lui répondu. Le Calife s’est alors adressé à lui pour l’interroger au sujet des rites du pèlerinage, et l’imam lui répondait avec détails et à chaque fois il citait sa parole en mentionnant la chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Messager de Allaah.

Lorsque le Calife a terminé ses questions, ils ont entendu quelqu’un appeler : « Personne ne donne d’avis de jurisprudence ici si ce n’est 3ataa’ Ibnou abii RabaaH. Si vous ne le trouvez pas alors ce sera 3abdou lLaah Ibnou abii NajiiH.»

Les deux fils demandèrent alors à leur père : « Comment le fonctionnaire du Calife ordonne-t-il aux gens de ne pas demander d’avis de jurisprudence à autre que 3ataa Ibnou abii RabaaH et à son compagnon et nous nous sommes allés demander à cet homme qui est vieux, qui a des cheveux blancs et qui ne s’est pas adressé au Calife comme les gens s’adressent à lui ? »

C’est alors que soulaymaan a dit à son fils : « Celui que tu as vu mon fils et tu as vu notre humilité devant lui c’est lui 3ataa’ Ibnou abii RabaaH, c’est lui qui donne les avis de jurisprudence dans la mosquée al-Haraam, c’est lui l’héritier de 3abdou lLaah Ibnou 3abbaas dans ce haut rang.»

Puis il a dit : « Mes fils apprenez la science. C’est grâce à la science que celui qui est bas devient honorable et que l’inconnu devient célèbre et que ceux qui sont esclaves sont élevés dans les degrés et dépassent le degré des rois. »

Son ascèse et sa miséricorde envers les musulmans


Pour ce qui est de son comportement avec le bas monde, il s’en est détourné. Il n’y a pas prêté attention. Il l’a rejeté du plus grand rejet et il vécut toute sa vie habillé d’un qamis qui ne vaut pas plus de cinq dirham. Les Califes l’ont invité à tenir leur compagnie mais il n’a pas répondu à leur invitation par crainte pour sa religion. Seulement, il venait à eux lorsqu’il trouvait qu’il y avait un intérêt pour les musulmans ou un bien pour l’Islam. Ainsi, il y a à ce sujet ce qu’a rapporté 3outhmaan le fils de 3ataa’ al-khouraaçaaniyy qui a dit :

"Je suis parti avec mon père.
Nous voulions voir hichaam Ibnou 3abdi l Malik qui était le Calife des musulmans de l’époque. Lorsque nous nous étions rapprochés de Damas, nous avons vu un vieil homme âgé qui était sur un âne. Il était vêtu d’un qamis qui était rêche, qui était de toile grossière et une joubbah usée et une qalansouwah qui collait à sa tête et ses étriers étaient en bois. Alors, je me suis mis à rire de lui et j’ai dit à mon père : « Qui est cet homme ? » Il m’a dit : « Tais-toi, c’est le maître des spécialistes de fiqh (jurisprudence) de tout la péninsule arabique. C’est 3ataa’ Ibnou ‘abii RabaaH. ». Lorsqu’il s’est rapproché de nous, mon père est descendu de sa mule et lui est descendu de son âne. Ils se sont embrassés et ils se sont interrogés l’un l’autre au sujet de leur état. Puis, ils sont remontés sur leur monture et nous sommes repartis jusqu’à arriver à la porte du palais de hichaam Ibnou 3abdi l Malik.

Lorsque hichaam a su que 3ataa’ Ibnou ‘abii RabaaH était à sa porte, il est venu et il lui a donné l'autorisation de rentrer. Il lui a dit : « Bienvenue, bienvenue, rapproche-toi jusqu’ici. » et il l’a fait asseoir là où il s’était assis et il a accolé ses genoux à ses genoux.

Et il y avait dans l’assemblée les plus dignitaires parmi les gens qui discutaient et ils se sont tous tus. Puis hichaam s’est tourné vers 3ataa’ et lui a dit : « De quoi as-tu besoin Ô Abouu MouHammad ? » (c’était son surnom). Il lui a dit : « Ô émir des croyants, les habitants des deux Haraam (c’est-à-dire La Mecque et Médine) sont les voisins du Messager de Allah. Je veux que tu leur envoies leur subsistance.»

Hicham lui a répondu : « D’accord. Jeune homme, (il avait un secrétaire) écris qu’il soit donné des dons et des subsistances pour un an pour les gens de La Mecque et Médine. » Puis Hicham a dit à 3ataa’ : « Est-ce qu’il y a une autre chose Ô Abouu MouHammad ? ». Il lui a dit : « Oui, fais preuve de piété à l’égard de Allaah pour toi Ô émir des croyants et sache que tu es né seul et lorsque tu vas mourir tu seras seul et lorsque tu seras rassemblé tu seras seul et lorsque tu rendras des comptes tu seras seul. Par Allaah, tous ceux que tu vois à côté de toi maintenant ne seront pas un soutien pour toi ».

C’est alors que hichaam a penché la tête et s’est mis à pleurer et 3ataa’ s’est levé. Lorsque ce dernier était près de la porte, un homme l’a suivi avec une bourse et lui a dit : « L’émir des croyants t’a envoyé cela. » Mais 3ataa’ lui a dit : « Comment ? » Et il a cité:

﴾ و مآ أسئلكم عليه من أجر إن أجرى إلا على ربّ العالمين ﴿

 

qui a pour sens : « Je ne vous demande pas de rétribution, ma rétribution est de la part du Seigneur des mondes ».

Par Allaah, il est entré voir le Calife et il est sorti de chez lui et il n’a pas bu une seule goutte d’eau. »

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